Si je vous parle d'un miaou,
ça n'a rien à voir avec le week-end du 15 août, évidemment !
Un wouah wouah n'est pas non plus une version allégée du www !
Et un coin coin est tout autre chose qu'une zizi-boisson apparentée.
De fait, nous voilà en pleine cacaphonie fermière
où l'onomatopée s'apparente au cri.
Comme glou ! glou ! pour la dinde
(aucune allusion à une belle-mère alcoolique, en effet !),
ou le bzzzzz ! des volants,
(le cri des rampants ne passant quant à lui pas la rampe).
Certes, le langage animalier est grosso modo onomatypique,
pain béni pédagogique pour l'apprentissage de la langue au premier âge !
Car, bien entendu, tous ces cris ne sont pas d'une si belle évidence :
ainsi, de la grenouille et du corbeau, qui dit coâ et qui croâ ?
Autre couac : comment deviner que notre bon vieux cocorico franco-wallon
se transgénise en kiekerediek lorsqu'il franchit la frontière linguistique ?
Quant aux verbes, les dictionnaires en sont intarissables
et cette matière est sujet à dépression pour les professeurs de français.
Encore est-ce facile lorsque le chat « miau »le, la vache « meu »gle,
le mouton et la chèvre « bê »lent, le lapin « coui »ne, le dindon « glouglou »te, etc. ,
ce qui imite assez bien, reconnaissons-les !, les bruits qu'on peut en attendre.
Pas toujours cependant car le chien aboie, la caravane passe,
la tigre ou le puma feulent, le coq chante, le coq au vin mijote,
la poule glousse, les abeilles bourdonnent,
bref encore, de quoi nous le donner (le bourdon)...
En conclusion de quoi,
entre couic la souris et paf le chien,
nous sommes ébahis (eh ben !) d'ouïr
que l'autruche en reste muette
et que la fourmi cro-onde !
photo © Saxo - Paradisio - 2009
texto © Topo' - texte remanié du 21 août 2006
Publié par topotop à 07:01:01 dans onomaTOPia | Commentaires (0) | Permaliens
Sa femme, qui s'appelait 4ine, s'était pourtant toujours coupée en 4 pour lui faire ses 4 volontés et la petite marchande de 4 saisons s'était saignée aux 4 veines pour leurs 4 enfants, au point que, chaque soir, elle revenait de son échoppe, éreintée, à 4 pattes.
Un de ces 4 matins, se disait-elle depuis 44 ans, je partirai. Mais cela ne se passerait sans doute pas avant la semaine des 4 jeudis, pensait-elle aussi.
Or, ce matin-là, justement, elle était tombée sur un trèfle à 4 feuilles dans le jardin. Elle avait encore 4 sous de bon sens. Elle en avait vraiment marre d'être entre ses 4 murs et décida enfin de partir aux 4 coins du monde.
L'homme, s'apercevant que 4ine avait filé en 4ième vitesse,
ouvrit la fenêtre pour hurler une dernière fois le nom de sa femme
mais ses mugissements s'éparpillèrent en vain aux 4 vents.
( lire aussi TopZine :cliquer sur 444 719 )
Publié par topotop à 12:21:51 dans onomaTOPia | Commentaires (0) | Permaliens
« Aââh j't'ai tapé (http)
avec mes deux poings (:)
Slach Slach (//)
Topotop, poing (.) à bloc (blogg)
poing (.) âârgh ! (org) »
Nan, c'n'est paz'une pub sub' !
C queue j'm'suis l'vé c'matin
avec une tête de rap
en + qu'un lend'main.
Cherche musiciennes de chambre
pour rapper un carton
et cliquer leurs dessus
annonces pour googlettes
Publié par topotop à 10:19:18 dans onomaTOPia | Commentaires (19) | Permaliens
Je n'attendrai pas votre réponse car, en général, défiant le brouhaha qui vous sépare, vous levez un bras (voire les deux si la rue est fort large) et vous les agitez en tous sens, en hurlant « Hou ! Hou ! ». Eventuellement, si la « vieille connaissance » ne vous entend pas, ne vous voit pas ou semble vous nier, vous allez la héler plusieurs fois « HOU ! HOU ! ... HOU-OU-OU ! HOU-OU-OU ! » et ce même si vous êtes ridicule à vous trémousser de la sorte, ou si tous les passants vous reluquent en se demandant s'ils ont un jour gardé les cochons avec vous.
Version n° 2 : la rue n'est pas large et il y a peu de circulation. Vous n'avez plus qu'à lever une main, l'index pointant vers le haut, et l'apostropher par un « Hé ho ! » (dont « Hep ! » sera d'ailleurs une variante mais qui ne concerne que les taxis).
Version n° 3 : il se trouve que la « vieille connaissance » est sur le même trottoir que vous. Voilà qui simplifie les choses car « Hé ! » sera clairement suffisant (dont « Hey Jude !» serait une variante mais qui ne concerne que les soixante-huitards attardés, à moins que votre « vieille connaissance » soit tout bêtement ( !) anglophone).
Version n° 4 : vous êtes à deux doigts de votre « vieille connaissance », mais elle vous tourne le dos et bavarde tranquillement avec l'une de ses « vieilles connaissances » à elle. Là (ici, devrais-je dire !), vous voulez garder une certaine discrétion et vous vous contentez d'un « Pssst ! », voire de deux, mais pas plus car vous tomberiez dans une variante plus délicate, celle du « ... pssst ! pssst ! pssst ! » des pervers qui entrouvrent ensuite leur manteau (à vous de savoir ce que vous voudriez montrer !) ».
Cela vous interpelle, non ?
Publié par topotop à 08:30:10 dans onomaTOPia | Commentaires (22) | Permaliens
Moralité : ne vous fiez donc jamais à un chirurgien qui abuserait de HOP ! lors de votre opération.
Merci de votre visite. Et hop ! je saute à pieds joints dans Bloggland.
Publié par topotop à 21:40:24 dans onomaTOPia | Commentaires (5) | Permaliens
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